Rapport de HRW: Zoé Kabila s’en prend à Ida Sawyer

Zoe Kabila, the brother of Democratic Republic of Congo president, attends the extraordinary session of the National Assembly in Kinshasa on February 16, 2012. The session is scheduled to set up a temporary bureau with Timonthe Kombo Nkisi, from the UDPS (Union for Democracy and Social Progress) as its president. Except Nkisi, UDPS deputies, including opponent Etienne Tshisekedi, didnt attend the session. The Democratic Republic of Congo's supreme court said it had received more than 500 appeals over the results of disputed November legislative polls. The deadline to challenge the electoral commission's results for the November 28 vote was February 17. Nearly 19,000 candidates ran for a parliamentary seat. AFP PHOTO / Junior D. Kannah (Photo credit should read Junior D. Kannah/AFP/Getty Images)

Le rapport de Human Rights Watchs, HRW, n’arrange pas du tout le pouvoir de Kinshasa. Il suffit de lire les twitts de Zoé Kabila pour s’en rendre compte. L’honorable “petit frère” du président tente de recadrer Ida Sawyer.

Zoe Kabila trouve une explication à la rédaction de ce rapport, un peu controversé: “Nous comprenons qu’il faut des rapports comme celui-ci pour être payé”, écrit-il. Peut-être, mais le député Zoé Kabila qui semble mieux informé du fonctionnement de HWR ne va pas plus loin dans les détails. Et brusquement, il se souvient que la RDC compte des “vaillants soldats” méritent le respect. Encore une fois, l’honorable a oublié que le gouvernement congolais, en premier, a toujours manqué du respect à ces vaillants soldats en ne payant pas de bons soldes et de fois, et en ne leur dotant pas des tenues convenables. Là, c’est un autre débat.

Qu’à cela ne tienne, voici le twitt dans son intégralité: “Le ridicule ne tue pas, c’est manquer du respect à nos vaillants soldats qui continuent à défendre la patrie contre les groupes armés financés par vos organisations pour déstabiliser la RDC. Nous comprenons qu’il faut des rapports comme celui-ci pour être payé”

Un rapport qui énerve

Le dernier rapport de Human Rights Watchs n’est pas du goût du gouvernement. Il affirme que “avant les manifestations de décembre, et alors que la pression nationale et internationale grandissait, des officiers supérieurs des forces de sécurité congolaises avaient mobilisé au moins 200 anciens combattants rebelles du M23, et probablement bien plus, depuis l’Ouganda et le Rwanda voisins afin de protéger Kabila et d’aider à étouffer les manifestations anti-Kabila”

Ce rapport poursuit en enfonçant le clou: “Pour protéger le président et étouffer les manifestations, les combattants du M23 ont reçu des ordres explicites d’utiliser la force létale, y compris à «bout portant» si nécessaire.”

Zoé Kabila, député et petit-frère de son frère de président, revient à la charge par un autre twitter: “Après avoir été battu et délogé du territoire national par les FARDC, comment imaginer le gouvernement recourir à ce même M23 pour remettre de l’ordre. C’est clair, vous êtes habitués aux mercenaires et vous imaginez que tous les Etats africains ont les mêmes méthodes”

© La reproduction, même partielle, de nos articles strictement interdite sans l'autorisation préalablement écrite de la rédaction.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here